Le marché de l’immobilier logistique en chute depuis début 2020

La crise provoquée par le COVID-19 touche tous les secteurs de l’économie. S’il est difficile d’estimer son impact à long terme, de premières conséquences sont visibles aujourd’hui dans le secteur de l’immobilier logistique. Expert de la location et de la vente d’entrepôts, Arthur Loyd Logistique dresse un bilan très négatif du premier trimestre 2020. Les bouleversements liés à la pandémie pourraient entraîner de profonds remous sur ce marché.

Une baisse majeure pour toutes les surfaces

Au cours des trois premiers mois de l’année, un net recul a pu être observé dans le domaine de l’immobilier logistique français. Arthur Loyd Logistique chiffre cette baisse à 49% par rapport aux surfaces commercialisées les cinq années précédentes. Les secteurs géographiques importants que sont l’Ile-de-France, les Hauts-de-France et les villes de Lyon et Marseille ont connu une baisse notable. En matière de surfaces de moins de 10 000 m², la chute est encore plus prononcée, de l’ordre de 65% par rapport aux dernières années. Les principales transactions concernent les entrepôts de taille moyenne, entre 10 000 et 20 000 m². On peut noter seulement deux achats d’ampleur, un espace de 75 000 m² acquis par Sun City à Cambrai et les 47 000 m² achetés par XPO Logistics à Artenay en région Centre-Val de Loire.

Plusieurs problèmes antérieurs à la crise

Cette baisse d’activité va de pair avec un report des décisions immobilières de la part des utilisateurs. Il est en effet difficile de savoir encore quelles seront les conséquences de la crise sanitaire pour le marché de l’immobilier logistique. Les professionnels pourraient privilégier notamment une multiplicité de points d’approvisionnement régionaux. La chute de la demande durant le premier trimestre s’explique en outre par des raisons déjà présentes avant le développement de l’épidémie. Parmi elles, plusieurs causes sont bien connues comme le manque de fonciers près des grandes villes, le fait que le marché soit déjà arrivé à maturité ou les délais pour la levée des conditions suspensives sur certains chantiers.

Des enseignements à tirer de la Chine

Pour mieux comprendre ce qui attend l’immobilier logistique dans l’Hexagone, il peut être bon de regarder du côté du premier pays touché par le coronavirus, la Chine. Alors que le marché chinois reprend peu à peu ses activités, quelques tendances notables s’y dessinent. Une hausse du e-commerce, avec le rôle joué par les épiceries et les détaillants, est à signaler ainsi. Les constructions marquent néanmoins un retard certain dû aux pénuries de main-d’œuvre engendrées par la crise.

Catégories