Logistique urbaine : le transport fluvial en complément du routier

Avec l’émergence du e-commerce, les livraisons en ville sont de plus en plus nombreuses. En conséquence de ce boom du e-commerce, le trafic urbain est saturé et la pollution des villes augmente de manière inquiétante.

Plusieurs solutions sont donc envisagées pour imaginer une logistique urbaine plus verte. C’est dans ce contexte que le gouvernement français souhaite développer le transport fluvial pour continuer la transition écologique.

Les avantages du transport fluvial

Alors que la logistique pose de plus en plus de questions, le gouvernement français envisage de développer le réseau fluvial pour développer une logistique plus verte.

L’approche fluviale serait avantageuse pour le transport de marchandises volumineuses. Ce système de transport permettrait de limiter la pollution atmosphérique liée au transport de colis volumineux en camion et fourgon de livraison.

L’idée de développer le transport fluvial comme alternative écologique est simple : les bateaux auraient alors un rôle d’entrepôts. Ils faciliteraient le transport des marchandises vers le client final.

En plus d’être une solution écologique, ce système a deux avantages :

  • il répond au manque de place au coeur des métropoles,
  • Il nécessite peu d’aménagements, puisque les bateaux sont d’ores et déjà disponibles, et que les grandes métropoles comptent, pour la plupart, un trafic fluvial régulier.

A Paris, ce système de transport de marchandises par voies fluviales est facilement envisageable. Le Seine accueille déjà de nombreux bateaux de marchandises et le manque de place dans la capitale parisienne pourrait être compensée par cette solution.

L’avis d’experts du marché

Pour Dominique Ritz, directeur territorial du Bassin de la Seine chez Voies navigables de France (VNF), cette nouvelle forme de logistique urbaine est prometteuse. A la conférence organisée par l’Union de Transport et Logistique de France (TLF), il a soutenu le transport fluvial en ces termes : “Cela limite le dernier kilomètre au strict nécessaire. Et on peut alors l’organiser différemment avec des modes de transport plus légers comme les vélos-cargos, et des modes de propulsion plus respectueux de l’environnement comme l’électrique, car il y a moins d’enjeu d’autonomie.”

La métropole strasbourgeoise avait déjà déployé en 2019 une navette pour développer son transport fluvial. Cette navette permet de livrer en trente minutes des palettes de marchandises du port au centre-ville.

Anne-Marie Jean, la présidente du Port autonome de Strasbourg, a confirmé que Strasbourg souhaite “implanter un deuxième lieu de déchargement en hypercentre, voire ailleurs dans l’agglomération, comme dans la zone commerciale nord qui jouxte un canal”.

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